Stress et troubles digestifs : pourquoi votre ventre réagit-il quand vous êtes sous pression ?
Quand je demande à mes clientes ce qui s’est passé dans leur vie quand leurs troubles digestifs se sont installés ou aggravés, le mot “stress” revient beaucoup.
Parfois, elles en ont même intégré une forme de normalité et elles ne le perçoivent plus comme du stress : “Je suis comme ça, je suis toujours à 100 à l’heure, je ne me pose jamais”... J’entends aussi : “Je mange plutôt correctement, pourtant mon ventre est toujours en vrac.”
Mais quand on reprend ensemble précisément le déroulé de la journée, on découvre parfois un déjeuner avalé en dix minutes devant l’ordinateur, des repas pris en étant déjà sous pression, et une journée qui se termine sans véritable temps de décompression.
Notre société nous demande d'aller vite, de manger sur le pouce ou d'avaler des sandwichs au prix de la productivité. Sauf que notre corps, lui, n'est pas capable de fonctionner de la même façon quand nous sommes constamment sous pression, et la digestion peut vite en faire les frais.
Votre système digestif et votre système nerveux communiquent en permanence. Et lorsque l'un est perturbé, l'autre peut réagir de façon plus ou moins importante en fonction d’autres facteurs : sommeil, mouvement, activité physique, déséquilibre du microbiote, alimentation déséquilibrée, mais aussi sensibilité individuelle ou contexte émotionnel.
Pourquoi le stress peut-il perturber votre digestion ?
Avez-vous déjà entendu parler de l’axe intestin-cerveau ? C’est l’image utilisée pour illustrer les interactions permanentes dans votre organisme entre le système digestif et le système nerveux.
Il faut d’ailleurs noter que l’intestin possède son propre système nerveux : le système entérique. Il s’agit d’un réseau complexe de neurones à l’intérieur même de votre intestin (environ 500 millions !) : c’est ce que l’on appelle le deuxième cerveau.
Le nerf vague participe également aux échanges d’informations entre votre cerveau et votre système digestif. Cette communication fonctionne dans les deux sens. C’est notamment ce qui permet de comprendre pourquoi une émotion forte ou une situation particulièrement stressante peut avoir des conséquences très concrètes sur votre ventre.
Les effets du stress sur la digestion sont donc bien réels. Mais ils ne se manifestent pas de la même manière chez tout le monde.
Chez certaines de mes clientes, le stress se traduit plutôt par des ballonnements qui apparaissent en fin de journée. Chez d’autres, c’est le transit qui s’emballe avant une réunion importante, les spasmes qui apparaissent dans les périodes de tension, ou au contraire une constipation qui s’installe lorsqu’elles traversent une période particulièrement chargée.
Votre quotidien peut-il IMPACTER votre digestion sans que vous vous en rendiez compte ?
Quand je parle de stress avec mes clientes, je ne parle pas uniquement d’un événement exceptionnel ou d’une période où vous vous sentez particulièrement anxieuse.
Ce cercle entre symptômes digestifs, stress et anticipation peut notamment être très présent chez les personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable. J’aborde plus précisément cette problématique dans un article dédié.
Quand les symptômes deviennent eux-mêmes une source de stress ?
Il y a un stade que mes clientes rencontrent fréquemment : la peur d’avoir mal. À ce niveau, le problème n’est plus seulement ce qui se passe dans leur ventre : c’est aussi toute la place que leur ventre prend dans leur tête.
Certaines finissent par éviter les restaurants, les repas chez des amis ou les déplacements, simplement parce qu’elles ne savent pas comment leur ventre va réagir.
D’autres réduisent progressivement la liste des aliments qu’elles osent manger, jusqu’à avoir l’impression qu’elles ne peuvent plus rien avaler sans prendre de risque. Manger devient une véritable appréhension.
Dans ces situations, l’alimentation est forcément la première chose que l’on cherche à modifier. En se concentrant sur l’aliment responsable de nos maux. On se met alors à traquer “l’aliment coupable” : le gluten, le lait, les crudités, les légumineuses, le sucre…
Mes clientes ont essayé beaucoup de choses. Elles sont fatiguées et se sentent parfois perdues face au manque de solutions efficaces. Et lorsqu'une personne commence à anticiper systématiquement les symptômes, le stress peut progressivement s'ajouter aux troubles digestifs déjà présents.
Mon approche : regarder au delà de votre assiette
On parle énormément de ce qu’il faudrait mettre dans son assiette pour mieux digérer. Mais beaucoup moins des conditions dans lesquelles nous mangeons. Lorsque je réalise un premier bilan avec une personne qui souffre de troubles digestifs, je ne lui demande pas uniquement ce qu’elle mange.
Je cherche à comprendre son quotidien :
- À quelle heure mangez-vous ?
- Dans quelles conditions ?
- Comment dormez-vous ?
- Avez-vous le sentiment d’avoir un sommeil réparateur ?
- Quelle place occupe l’activité physique ?
- Depuis quand vos troubles digestifs sont présents ?
Toutes ces informations permettent de construire une vision beaucoup plus globale de votre situation. Deux personnes peuvent arriver avec des symptômes similaires et repartir avec des pistes de travail complètement différentes. L’objectif n’est pas de tout changer simultanément. Il est d’identifier les leviers qui ont réellement du sens dans votre situation pour vous aider à retrouver progressivement davantage de confort au quotidien.
Quand les symptômes deviennent eux-mêmes une source de stress ?
1. Retrouver de véritables temps de récupération
L'objectif n'est pas de supprimer tout stress de votre vie. Il s'agit plutôt de retrouver davantage d'équilibre entre les périodes de sollicitation et les périodes de récupération.
Et récupérer ne signifie pas nécessairement rester immobile ou méditer 30 minutes par jour. Pour certains, une promenade suffit. Pour d’autres, ce sera quelques minutes de respiration ou de la lecture.
Parfois, la première étape consiste simplement à accepter de ralentir sans avoir l’impression de perdre son temps. C’est précisément ce que nous cherchons ensemble : trouver des temps de récupération qui vous font réellement du bien plutôt que d’ajouter une nouvelle contrainte à votre liste.
2. Revoir les conditions dans lesquelles vous mangez
L'alimentation peut participer au confort digestif. Mais une alimentation toujours plus restrictive n'est pas nécessairement la solution.
L'enjeu est plutôt d'identifier ce qui vous convient et de construire des habitudes compatibles avec votre quotidien. Ensemble, nous pouvons revoir :
- La composition de certains repas et le rythme de ces derniers,
- Votre façon de manger via votre mastication
- L'organisation de vos journée pour manger dans de meilleures conditions.
Je peux alors vous demander : “Qu’est-ce que vous avez supprimé et qu’est-ce que cela a réellement changé” ? Cela permet parfois de constater qu’un aliment a été supprimé à partir d’une supposition, d’une information trouvée sur Internet ou d’un conseil extérieur, alors que son éviction n’a finalement pas amélioré les symptômes.
3. Prendre soin du sommeil et créer une vraie coupure en fin de journée
Le sommeil fait aussi partie des sujets que j’aborde régulièrement. Lorsque vous dormez mal, que vous terminez vos journées sur votre téléphone ou que votre organisme n’a jamais réellement de temps de coupure, cela peut participer à un déséquilibre plus global. Là encore, il ne s’agit pas d’appliquer une routine toute faite.
Nous cherchons ensemble quelque chose qui puisse réellement fonctionner dans votre quotidien.
L'exemple de Véronique, cliente de l'accompagnement holistique
Lors de mon accompagnement, nous avons travaillé à la fois sur ses troubles digestifs et sur son sommeil. En reprenant son quotidien, nous avions notamment identifié des connexions tardives sur son téléphone et une difficulté à créer une vraie coupure entre la journée et le moment du coucher. Nous avons imaginé un rituel simple à intégrer :
- Dîner autour de 19h
- Avoir un petit moment ensuite sur son canapé avec son téléphone
- Couper ensuite définitivement son téléphone
- Prendre une douche
- Se mettre au lit avec un livre
- Lire jusqu’au moment de dormir.
Petit à petit, ce rituel est devenu un véritable sas entre sa journée et sa nuit. Véronique a progressivement pris plaisir à retrouver ce moment rassurant et apaisant. En parallèle, son accompagnement comprenait également des plantes et des compléments alimentaires sélectionnés en fonction de sa situation.
Aujourd’hui, elle ne vit absolument pas ce rituel comme une contrainte. Elle sait surtout que prendre soin de son sommeil commence bien avant le moment où elle pose la tête sur l’oreiller. Ces changements correspondent aux habitudes de ma cliente et je ne proposerais pas la même chose à une autre personne. C’est précisément le principe de mon accompagnement : rechercher avec vous des ajustements personnalisés pour pouvoir réellement trouver leur place dans votre vie.
Et si votre digestion avait besoin d'une approche globale ?
J’exerce en tant que naturopathe depuis 2022 et mes accompagnements m’ont fait comprendre une chose : travailler sur la digestion demande souvent d’aller plus loin que la recherche du complément alimentaire idéal, de l’aliment qui fait mal ou de la routine parfaite.
Lorsque vous avez déjà beaucoup essayé, mon rôle n’est pas nécessairement de vous donner une nouvelle chose à tester. Je cherche avec vous à comprendre ce qui entretient vos troubles, ce qui a déjà fonctionné, même temporairement, et quels changements peuvent réellement avoir du sens dans votre quotidien.
C’est dans cette logique que j’accompagne les femmes qui vivent avec des troubles digestifs et souhaitent enfin mieux comprendre leur fonctionnement plutôt que multiplier les essais.Et si cette approche vous parle, je vous propose de faire un premier bilan digestif ensemble gratuitement en prenant rendez-vous en deux clics.
